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Mis à jour le 22/01/2010 à 09h20    

De retour d’Haïti
Photographe de presse pour l’une des principales agences photographiques du monde Sipa Press, Claude Cavallera, qui vit à Saint-Martin, est parti 4 jours en Haïti pour un reportage au lendemain du séisme. Quatre jours difficiles au coeur de la capitale haïtienne d’où émerge pourtant la soif de vivre.
Compte-rendu et reportage photo exclusif.


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Claude Cavallera de retour d’Haïti

Le passage de la frontière entre Saint-Domingue et Haïti, à Jimani. Le 14 janvier dernier, Claude Cavallera a pu traverser sans problème après seulement un quart d’heure d’attente. Deux jours après le séisme, on ne se presse pas encore à ce poste frontière. (Photo C.Cavallera)Il est parti tout seul avec le strict minimum, répondant à l’appel de l’agence Sipa Press. Un quart d’heure pour se préparer, emporter un boîtier, deux optiques, un flash, un ordinateur portable. Un vol vers Saint-Domingue d’abord, 320 km à travers la République Dominicaine jusqu’à la frontière de Jimani, puis la débrouille pour rejoindre Port-au-Prince à 65 km de là. «Les premiers dégâts du séisme, on les croise à une trentaine de kilomètres de la capitale. Avant cela, la campagne était relativement paisible. La population, au moment où j’y étais, du 14 au 18 janvier, ne fuyait pas, au contraire, ceux loin de Port-au-Prince voulaient se rendre sur place pour chercher des nouvelles de leur famille». Au coeur de la capitale haïtienne, Claude Cavallera a parcouru les rues dévastées par le tremblement de terre, mais où l’envie de vivre des rescapés est palpable. «Les morts on les a poussé pour faire de la place aux vivants» raconte-t-il. Peu de pleurs, peu de désespoir affiché, peu de complaintes, mais une vie de fortune qui se réorganise petit à petit, comme sur la place du Champ de Mars, à proximité du Palais présidentiel effondré, où 30 000 personnes, au moins, ont trouvé refuge à l’air libre, loin des décombres, loin des immeubles qui pourraient encore s’effondrer lors des répliques : presque une vingtaine par jour ! «Les gens sont dignes, les survivants vont s’en sortir, veulent s’en sortir». Sur les photos de Claude Cavallera, cette vie, étrangement quotidienne, à côté des ruines, à côté des corps amoncelés, s’impose immédiatement aux yeux. Comme cette mère qui lave un enfant dans les bassins d’une ancienne fontaine à jets d’eau près du Palais présidentiel. Comme ce marché de fortune avec des étals de légumes pas très frais, qui côtoient des régimes de banane plantain. La vie, qui avait été stoppée brutalement à 16h53 le mardi 12 janvier, reprend son cours.

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Le Champ de Mars :  l’immense avenue et ses jardins de la capitale, Port au Prince est devenu un lieu de rassemblement des rescapés du séisme qui préfèrent dormir dehors plutôt que se risquer dans les maisons effondrées. Depuis le 12 janvier dernier, des dizaines de milliers de personnes y vivent. La vie s’y organise petit à petit avec du matériel de récupération. Au cours des derniers jours, les premiers camps de toiles de tente y ont été montés pour accueillir les familles dans de meilleures conditions.

Un photographe chevronné

Claude Cavallera à son retour d’Haïti. Claude Cavallera est photographe de presse depuis trente ans. À Saint-Martin il édite le magazine annuel «Saint-Martin Nature». Son premier reportage, c’était en 1971, pour suivre la «marche verte» au Maroc, à la conquête du Sahara Occidental. Il a couvert divers conflits, diverses révolutions : en Casamance, en Guinée-Bissau, au Tchad, la révolution roumaine, la guerre en ex-Yougoslavie. Quand il est parti en Haïti, le 14 janvier dernier, il savait donc à quoi s’attendre. Et pourtant «tu as beau être blindé, c’est une expérience dure physiquement et psychologiquement». Claude Cavallera n’a pas dormi durant ses trois nuits à Port-au-Prince. Entre les secousses des répliques, l’angoisse d’une attaque dans son parcours dans les rues de la ville, il n’y avait pas de place pour le repos. En 4 jours, il n’a bu qu’un litre d’eau et mangé une seule pomme que lui a donné l’hôtelier, qui l’a hébergé, dans une chambre à moitié dévastée. «Port-au-Prince, c’était une ville de 2 millions d’habitants. Faire ce reportage, c’est un peu comme traverser Paris à pied de part en part. Sans manger, sans boire suffisamment tu t’amoindris très vite». De ces 4 jours sur place, il ne ramène que 150 clichés, ce qui peut paraître peu. «Je fais peu d’images, mais je veux qu’elles parlent d’elles-mêmes».



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